Imprimer

Détails

2002: Ancienne propriété Naville-Labarthe

Adresse:Chemin de Fossard 48, Chêne-Bougeries
Description:

Classement demandé par la SAP le 18.05.2000
Inscription à l'inventaire le 12.08.2002


L'origine du domaine apparaît sur la carte Mayer de 1830 entre le lieu-dit les grandes Bougeries, la Pommière et les Bois des Arts la Seime (Seymaz). Issue d'un regroupement de trois lots de lotissements, cette propriété, appelée "domaine des Bougeries", a été constituée au XVIIIème siècle sur une partie des grandes propriétés cédées en 1776 par l'Hôpital de Genève à Daniel Naville. Après sa mort en 1815, ses descendants la vendirent, en 1852, à Jules Labarthe. La maison de maître a été, ces dernières années, propriété d'Eric Schmidt, compositeur et professeur au Conservatoire de Genève. Au, l'ensemble du domaine a été vendu à promoteur immobilier. 

Cette propriété s'est formée sur une étendue appelée autrefois "Plaine de Bougeries" (voir carte Micheli du Crest 1730). La configuration du réseau de voiries d'origine persiste (voir cartes Mayer et Dufour) et la présence de l'ancienne propriété Naville-Labarthe en front du chemin de Frossard, nous rappelle l'existence d'anciens domaines importants sur cette partie du territoire genevois situé entre l'Arve et la Seymaz. Ce repère historique constitue l'une des pièces significatives qui occupaient les terres de Chêne-Bougeries autrefois. 

L'ensemble bâti forme un U, il a été réalisé puis transformé vraisemblablement en plusieurs étapes : la maison de maître en 1776; l'ancienne partie rurale a été réalisée plus tardivement (fin XVIIIème - début XIXème siècle). Le bâtiment principal constituant l'aile nord de l'ensemble bâti est plus représentatif que le reste des anciennes dépendances rurales (aile sud); son style, d'une certaine sobriété, témoigne d'une ancienne résidence d'été à la campagne. 

L'accès au domaine se fait par une entrée magnifique formée de hauts murs et d'une impressionnante rangée de platanes. Ce premier espace extérieur forme une sorte d'avant-cour qui distance la façade principale du chemin de Frossard. Une deuxième cour, située à l'intérieur de l'implantation en U, donne directement accès aux anciennes dépendances. Cette cour est aujourd'hui limitée par une division parcellaire plus récente. Subsistent les reste d'un jardin à la française qui s'étend entre la façade (côté est de l'ensemble bâti) et l'importante frondaison d'arbres située aux limites nord et est de la propriété. Le tout confère au lieu des allures de parc, ce qui renforce le caractère vaste et unitaire du domaine.

SAP, 18 mai 2000

 

 

retour